Chômage et bon moral : comment faire ?

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comment garder le moral au chömage fuck your bad vibes

Sans emploi, au chômage, en recherche d’emploi.

Voilà les mots avec lesquels je jongle pour me présenter en ce moment puisque je suis au chômage. J’ai définitivement arrêté mes études en juin 2015 et après avoir profité de l’été, je me suis mise au travail. J’ai décidé de créer mon auto-entreprise et de proposer mes compétences de community manager en freelance. A l’heure actuelle, même si je ne regrette pas de m’être lancée, c’est plutôt un échec.

Mon auto-entreprise a été créée en octobre 2015 et pour l’instant, je n’ai pas réussi à décrocher une seule mission. Pourquoi ? Je pense qu’il y a diverses raisons : le démarchage client n’est pas mon fort, je n’en ai jamais fait et je tâtonne chaque jour pour trouver la bonne méthode; j’ai aussi du mal à me présenter de façon efficace, ce qui est assez frustrant. A croire que je suis plus douée à vendre les autres que moi-même. Parfois, mon profil ne correspond pas à ce que l’entreprise recherche. Et dans quelques cas, je goûte à ce qu’il y a de pire dans le monde du travail : les entreprises inhumaines. Récemment, une entreprise qui recherchait un freelance m’a fait comprendre que mon tarif était horriblement élevé alors qu’en tout honnêteté, j’ai revu mes prestations à la baisse et que mon tarif est dans la moyenne basse. Je ressors de ce genre d’échange frustrée d’avoir encore raté une opportunité, désespérée de ne pas réussir à trouver et énervée de tomber sur des personnes qui cherchent encore plus à tirer les prix vers le bas, parfois en flirtant avec l’illégalité.

 

chômage fuck your bad vibes

Quand une entreprise te demande de travailler pour un salaire digne d’un freelance malgache. Et que tu es en tort parce que tu refuses.

 

Mon état général du moment est clairement le doute. Le doute d’avoir choisi la bonne voie ou d’avoir les bonnes compétences. C’est un sentiment destructeur que je connais hélas depuis près de 10 ans. Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour le combattre.

 

Arrêter de stresser

La première chose à faire, je crois, est d’arrêter de stresser sur le fait que vous soyez au chômage. Je ne parle pas ici de la peur de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins mais de la façon dont on se sent quand on doit annoncer que l’on n’a pas de travail. Cette sensation de nœud à l’estomac quand on doit répondre à « Tu travailles dans quoi ? » ou « Vous faites quoi dans la vie ? » . C’est incroyable de voir à quel point on demande aujourd’hui aux gens ce qu’ils font dans la vie et qu’on se sente obligé de parler travail. On pourrait tout à fait dire «  je suis une grande lectrice »  si cela occupe notre vie.

Être sans emploi est très mal vu en France. On est considéré comme des moins que rien, des personnes qui ne font rien et j’en passe. Récemment, un homme politique a proposé que les personnes touchant le RSA ne l’obtienne qu’à la condition qu’ils fassent du bénévolat. Cette proposition est à la limite de la légalité : bénévolat forcé, bénévolat payé mais à un prix en dessous du smic, etc. Pour la petite anecdote, on voit d’ailleurs la différence de termes utilisés entre la France et le Royaume-Uni : en France, on parle de demandeur d’emploi et chez les anglo-saxons de job seeker (chercheur d’emploi). Chez nous, le chômeur est en position de dominé et de quémandeur.

[bctt tweet= »En France, le chômeur est en position de dominé et de quémandeur. » username= »JessicaBensaid »]

C’est pour cela que c’est important de ne pas se laisser aller à se complaire dans le rôle d’assisté que veut nous imposer la société. On cherche un emploi, comme plein de gens aujourd’hui ou hier. Nous n’en valons pas moins car nous traversons du mieux que nous le pouvons une étape difficile de la vie.

 

Continuer sa vie

Une chose importante est de continuer sa vie et de faire. Faire, faire mais quoi ? N’importe quelle activité ! Ne laissez pas votre quotidien tourner uniquement autour de votre recherche d’emploi. Même s’il est logique d’y consacrer du temps, ne penser qu’à ça, tout le temps, n’est pas sain. Le chômage, c’est aussi du temps libre alors profitez-en !

Faire quelque chose est très bénéfique pour notre santé mentale et parfois cela peut-être un plus dans notre recherche d’emploi. Voici quelques idées :

  • Reprendre des études
  • Apprendre une nouvelle compétence
  • Faire du bénévolat (du vrai, pas celui des politiques😉 )
  • S’atteler à un projet mis longtemps de côté
  • Voyager si vos finances vous le permettent
  • Faire du sport
  • Tenir un blog😀

Concevoir quelque chose ou mener une tâche à son terme vous rendra un peu de sérénité et vous remettra le pied à l’étrier si votre productivité et votre motivation sont un peu absentes.

 

S’améliorer

Ce point reprend celui du dessus, à savoir travailler sur de nouvelles compétences. Je pense qu’il est important de chercher à apprendre. Cela peut être des compétences en rapport avec le travail que vous recherchez ou pas. Si vous avez toujours eu envie d’apprendre la guitare ou de savoir fabriquer un meuble, c’est le bon moment.

Nous avons la chance en 2016 d’avoir de nombreux supports pour l’apprentissage de nouvelles choses.

Il y a les MOOCS, ces cours en ligne majoritairement gratuits, des livres de toutes sortes sur divers domaines, des formations, etc.

 

Amener du changement

Le changement c’est maintenant permet d’amener un souffle d’air dans sa vie. Parfois, quand on fait les mêmes tâches, que l’on a le même quotidien, on peut vite se démotiver et se laisser embourber.

Et si vous en profitiez pour amener de la nouveauté dans votre vie ? Cela peut être de faire le tri chez vous en vous débarrassant d’objets inutiles (s’ils valent un peu, vous pourrez même les revendre) ou d’avoir de nouvelles habitudes. Si vous voulez boire plus d’eau, faire une activité physique ou autre, vous avez le temps de mettre en place une routine qui fonctionne sans devoir (trop) jongler avec les aléas de la vie qui pourrait mettre en péril votre nouveau projet.

Personnellement, depuis que je suis à la maison, j’ai appris à boire enfin de l’eau. C’était quelque chose que je voulais faire depuis longtemps mais je n’arrivais pas à m’y tenir. Aujourd’hui, je bois 2 litres d’eau par jour (presque) facilement.

 

J’espère vous avoir donné quelques pistes pour ne pas se laisser abattre si vous êtes au chômage. Même si je suis frustrée de ne pas pouvoir travailler, j’ai aussi beaucoup appris ces derniers temps.

 

♥ Pour aller plus loin :

 

Avez-vous déjà été au chômage ? Quelle a été votre expérience ? Quelles sont vos astuces pour vivre cette étape de façon optimale ?

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4 Comments

  • Reply
    Morgane
    20 avril 2016 at 14 h 45 min

    C’est génial d’avoir ton propre nom de domaine maintenant ! 😀 Mais je n’arrive pas à trouver la newsletter, tu l’as peut être pas encore mis en place ?^^ Sinon bon article, continue ! 🙂

    • Reply
      Jessica
      20 avril 2016 at 16 h 20 min

      Oui, ça fait tellement longtemps que je voulais le faire, je suis super contente malgré le travail fou que je dois faire encore dessus. Effectivement, j’ai oublié la newsletter et j’ai encore quelques modifications à faire, je la rajoute de ce pas.

  • Reply
    Nadia_at_Jora
    17 juin 2016 at 8 h 25 min

    Merci pour cet article inspirant, Jessica !
    J’ai partagé sur https://www.facebook.com/JoraFrance/.
    Profite bien de cette période, cela ne va pas durer ! 😉

    • Reply
      Jessica
      20 juin 2016 at 12 h 47 min

      Merci beaucoup Nadia pour ce petit mot et ce partage ! J’espère aussi que cette période ne va pas durer 🙂

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