Et si on arrêtait de culpabiliser

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Et si on arrêtait de culpabiliser

Bonjour et bienvenue à toutes ces nouvelles personnes qui me suivent ici ! Je tiens à vous remercier ainsi que toutes celles qui sont abonnées à Fuck your bad vibes depuis plus longtemps, ça me fait chaud au cœur !

Je n’ai pas été très présente depuis quelques temps. Ce n’est pas l’inspiration qui me manque mais les mots ont du mal à sortir. Ajoutez à cela des démarches administratives assez lourdes depuis 5 mois, un emménagement dans mon nouvel appartement qui ne se passe pas si bien que cela. Résultat, j’ai recommencé à faire des crises d’angoisses, chose qui ne m’était pas arrivée depuis l’année dernière. J’ai l’impression de faire un grand bond en arrière…Je suis frustrée, triste mais je m’en suis sortie toute une première fois et j’ai confiance en moi pour le faire une seconde. Cela prouve bien qu’aller mieux est un parcours du combattant mais chaque étape franchie me rend vraiment heureuse ! Rien que le fait de l’écrire me fait du bien.

 

calin illustré par l'artiste Puuung

Illustration de Puuung

 

Ces dernières semaines ont été assez éprouvantes pour moi et j’ai accumulé beaucoup de stress. J’ai donc pris un peu de recul sur mes émotions (et c’est pas facile du tout quand on a affaire à des personnes vraiment agaçantes) et je me suis rendue compte que j’avais tendance à me laisser aller à un type de comportement : je culpabilise. Beaucoup. Trop.

Et si j'arrêtais de culpabiliser sans arrêt ? Click To Tweet

Je vais vous raconter une petite anecdote arrivée en mai dernier. Une de mes voisines est venue sonner chez moi un dimanche. Bonne asociale que je suis, c’est mon compagnon qui l’a reçue 😉 . Elle venait de nous demander de la remplacer pour sortir les poubelles de l’immeuble à sa place car elle avait un empêchement. Mon compagnon a accepté d’office et lui a répondu à sa demande d’échanger nos tours que ce n’était pas la peine car nous déménagions d’ici peu. En gros, il prenait sa place sans rien demander en échange (et il est donc beaucoup plus sympa que moi ah ah). La voisine était déjà dans l’ascenseur au moment de son oui (histoire qu’il ne change pas d’avis, je ne sais pas…).

Deux jours plus tard, il la croise dans l’ascenseur et elle ne répond ni à son bonjour ni à son au revoir. Mon compagnon, devant un tel manque de courtoisie, décide de ne finalement pas la remplacer. Je comprends sa réaction mais je culpabilise : on s’est engagés, ce n’est pas sympa, si personne ne sort les poubelles, qui le fera ?

Bref, je me triture le cerveau et m’auto-flagelle car mon éducation et mes valeurs me disent que ce n’est pas bien. D’un autre côté, je me dis que cette voisine, depuis presque 3 ans, n’a jamais été très polie. Qui est-elle pour ne pas dire au moins bonjour et venir nous demander des services ? Merde. Finalement, nous n’avons pas sorti les poubelles et ça a été. Rien de grave ne s’est passé.

Arrêtons de culpabiliser à cause des autres

J’ai tendance à souvent faire passer les autres avant moi, parfois au détriment de ma vie. J’aimerais avoir le courage de dire dire non, surtout que je reste persuadée que cela ne ferait pas de moi une horrible personne et que ma vie ne s’en porterait que mieux. Les autres nous demanderont toujours beaucoup et plus nous disons oui, plus ils demandent. Apprenons à penser à nous.

De plus, je crois que la culpabilité n’est pas quelque chose de bien et de contre productif. Si vous avez blessé quelqu’un par votre action ou vos propos, cela ne sert à rien. Autant aller s’excuser et faire quelque chose pour réparer. Mais si vous étiez dans votre bon droit de dire non, ne culpabilisez pas !

La culpabilité est un sentiment contre-productif. Click To Tweet

Il y a quelques mois, j’ai acheté le Petit cahier d’exercices pour s’affirmer et enfin oser dire non. Je n’ai pas encore eu le temps de le commencer mais je crois qu’il est vital que je démarre pour arrêter de me sentir coupable et faire comprendre aux autres mes limites.

Arrêtons de se culpabiliser

Si le fait de privilégier les envies des autres au détriment des miennes me pourrit la vie, ça n’est rien en comparaison de ce que peut s’infliger quand on pense à soi ! Vous êtes-vous déjà dit que vous devriez faire ceci, être comme cela ? Arrêter de faire telle chose ?

Nous essayons de nous imposer des modèles sortis des magazines ou des expériences d’autrui. Très souvent, je me dis que je devrais faire du sport. J’ai acheté des chaussures de running, je suis allée courir plusieurs fois avec mon compagnon et…je DÉTESTE ça. Je veux quand même essayer encore parce que je culpabilise d’avoir dépensé de l’argent dans ces chaussures, d’avoir dit à mon amoureux qu’on irait courir, de ne pas aimer alors même que plein de filles qui détestent le sport disent que le running, c’est cool. J’ai l’impression d’être un meuble Ikea monté à l’envers et je me sens coupable d’être celle qui emmerde avec son opinion contraire.

J’ai pris conscience, après une séance de yoga d’Adriene, que je n’étais pas faite pour les sports « durs », trop « dynamiques ». J’avais testé la natation et ça s’était bien passé (le prof était sympa en plus). Le yoga passe bien. Mais le roller derby, courir, c’est beaucoup trop violent pour moi (pour le roller derby, si vous cherchez un sport body positive, allez-y !).

Je culpabilise aussi car je n’arrive pas à trouver du travail. J’ai l’impression d’être nulle et inapte alors que je ne suis sûrement pas la seule dans ce cas-là (il est temps que j’aille relire ce que j’ai écrit à propos du chômage).

La culpabilité, source de stress

En se culpabilisant parce qu’on n’arrive pas à calquer ce que nous dit la société, nous nous rendons malheureux. Vous avez mangé tout le pot de Nutella (ou NutéBio, pas de jaloux) ? Cela vous a fait plaisir, vous en avez profité ? Tant mieux ! Vous vous êtes levé•e super tard ? Tant mieux ! Hier, j’avais une énorme migraine et j’ai culpabilisé quelques minutes car je voulais rester dormir. Je suis finalement restée au lit, je n’ai pas eu moins mal à la tête mais c’était la bonne décision. J’aurais pu faire autre chose au lieu de dormir mais ce n’est pas grave.

 

La meilleure réponse à la culpabilité

La meilleure réponse à son cerveau quand on culpabilise

 

Faisons attention à ce que nous pensons ou disons, la culpabilité est fourbe : je m’étais dit que j’allais finir cet article en remerciant les lectrices et lecteurs de m’avoir lu jusqu’au bout mais hé, je ne vais pas culpabiliser d’avoir écrit un pavé sur la culpabilité ? 😉

♥ Pour aller plus loin :

 

Et vous, quelle place occupe la culpabilité dans votre quotidien ? Quelles sont vos méthodes pour vous en débarrasser ?

 

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5 Comments

  • Reply
    Rapunzel
    20 juin 2016 at 9 h 10 min

    <3 Je suis dans la même démarche et le chemin n'est pas toujours évident… Il est tellement facile de nous faire culpabiliser ! Et certaines personnes l'ont bien compris. Mais quand on arrive ne serait-ce qu'à prendre du recul et se dire : "là, je suis en train de culpabiliser pour rien", cela fait déjà du bien (#pleineconscience 🙂 ). Après, parfois, cela ne vient même pas des autres mais de l'image de soi que l'on voudrait se renvoyer à travers nos actions et dans ces cas là il faut accepter de lâcher prise (non je ne corresponds pas à l'image de la perfection que j'ai et ce n'est pas grave) !! Force et courage à toi (et le chômage est ULTRA CULPABILISANT et la société le rend encore plus en faisant passer les chômeurs pour des fainéants. Continue à prendre du recul et prends le temps qu'il faut pour trouver un poste qui te correspond plutôt que de t'engouffrer dans le premier venu pour cesser de culpabiliser (*vécu vécu vécu*)… Cela n'apporte rien de bon non plus !)

    • Reply
      Jessica
      20 juin 2016 at 12 h 46 min

      Je suis vraiment d’accord avec toi quand tu parles de l’image de soi. Je pense que le problème de culpabilité vient dans la majorité des cas de ce qu’on pourrait penser de soi.
      Merci pour ton message, ça me redonne du baume au cœur !

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    Bloody Lucy
    22 juin 2016 at 23 h 27 min

    Autant je n’éprouve quasiment aucune culpabilité quand ça concerne les autres (sauf si j’ai fait quelque chose de mal, bien entendu) parce que j’ai été élevée en ce sens (ma mère m’a toujours appris à dire non et refuser de faire ce que je n’avais pas envie de faire, le tout étant de rester polie), autant la culpabilité pour moi-même en veux-tu en voilà. Je suis au chômage depuis dix mois et je culpabilise d’avoir des horaires décalés (je me couche rarement avant 2h du matin et je ne vois jamais la couleur du matin, j’essaie de déculpabiliser en me disant que c’est mon rythme et puis c’est tout mais bon), je culpabilise de ne pas chercher de boulot, je culpabilise de ne pas savoir quoi faire pour m’en sortir et je culpabilise d’avoir raté ma scolarité et mes études. Alors, bon, ça m’empêche de dormir et je suis dans une dépression permanente (je culpabilise d’ailleurs de ne pas me faire soigner), alors que je pourrais m’en foutre et assumer un mode de vie marginal et continuer à vivre dans ce sens. Mais je culpabilise d’être comme ça à 30 ans alors que je devrais agir comme une adulte. On n’est pas sorti du sable.

    • Reply
      Jessica
      26 juin 2016 at 16 h 14 min

      Alors tu vois, parfois je pense à toi et je me dis « merde, elle a pas de taf mais elle fait plein de trucs à côté ! » Comme quoi…Je crois que là où je culpabilise le plus par rapport au chômage, c’est pour mon mec : je me dis que c’est lui qui assume toutes les charges financières et j’ai l’impression de ne rien faire pour l’aider. Je culpabilise de ne pas avoir fait la vaisselle, de ne pas avoir préparé à manger alors qu’à côté ça, notre dossier pour l’achat de l’appart, c’est moi qui est géré en grande partie. Comme tu dis, on est pas sorti du sable…

  • Reply
    Mini guide de survie sur les réseaux sociaux - Fuck your bad vibes
    2 août 2016 at 10 h 05 min

    […] crois qu’il est nécessaire parfois de tout quitter pour se préserver. J’avais tendance à culpabiliser un peu quand je pensais faire une pause ou essayer d’être le plus positive possible. Je me […]

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