Mini guide de survie sur les réseaux sociaux

Astuces
comment survivre aux réseaux sociaux fuck your bad vibes

Bonjour chère lectrice et cher lecteur !

En ce moment, j’ai très envie de faire une pause et de fuir les réseaux sociaux. Cela m’arrive régulièrement, je ne le fais jamais car malgré tout, ce sont de grandes sources d’informations et d’amusement.

Il n’est pas aussi facile de se déconnecter quand on baigne dans le milieu du web. Étant (toujours 😑 ) en recherche de job, je ne peux pas éviter Twitter et compagnie pendant plusieurs jours.

Ces jours-ci, à chaque fois que je vais sur Twitter, je ressens dans la colère et de la tristesse. Ce n’est pas génial pour le moral. Surtout que je suis beaucoup de militantes féministes/racisées et forcément, je vois assez souvent passer de mauvaises nouvelles.

Les réseaux sociaux et la culpabilité

Je crois qu’il est nécessaire parfois de tout quitter pour se préserver. J’avais tendance à culpabiliser un peu quand je pensais faire une pause ou essayer d’être le plus positive possible. Je me sentais injuste d’éviter de parler des problèmes. Ne suis-je pas égoïste de vouloir tout voir en rose alors que les autres luttent pour des causes importantes ? Je me sentais un peu futile.

Je vois des filles qui, chaque jour, parlent d’un problème et se battent pour faire avancer leur cause. Pour être honnête, je ne sais pas comment elles font pour résister aux vagues de trolls qui les insultent quotidiennement. Sont-elles plus fortes ? Plus courageuses ?

Le fait est que je ne suis pas « elles » : je me sens investie, moins forte, moins patiente, etc. J’ai pris conscience que ça n’était pas si grave et aussi que je n’étais pas la seule. Ces filles qui militent ont aussi des baisses de régime.

Les réseaux sociaux, un espace non safe

Twitter et Facebook, plus particulièrement, sont des endroits qui peuvent vite devenir malsains. Alors, loin de moi de dire que c’est la faute de ces plateformes. C’est surtout la faute des personnes qui y sont.

Il y a quelques jours, une youtubeuse française a rappelé à l’ordre un de ses « collègues » par rapport à un propos sexiste. C’en est suivi des menaces de morts et des insultes envers elle.

Quand on est derrière son écran, c’est tellement simple de se laisser aller à ses pires vices. Un contenu ne nous plaît pas ? On exprime son avis de façon désagréable. Quelqu’un dit quelque chose avec laquelle on est en désaccord ? C’est parti pour les « ta gueule ».

Dans une conversation sur le web, nous n’avons pas les subtilités du langage corporel par exemple. Les incompréhensions qui peuvent résulter et le fait d’être anonyme amènent à avoir des paroles blessantes.

Parole libérée et anonymat : quand les réseaux sociaux deviennent une zone non safe. Click To Tweet

La parole se libère de façon assez indécente parfois : les sous-entendus vexants, les images racistes likées par la famille, j’en passe et des meilleures. Tout est exacerbé sur les réseaux sociaux.

Imaginez un peu si nous agissions IRL comme sur Internet :

– Où est le sel ?

– T’as qu’à chercher sur Google, merde.

– Ta gueule, sale pute. D’où tu me donnes ton avis ?

– T’es rien qu’un nazi *point Godwin*

Ce n’est pas possible de vivre comme ça.

Se préserver sur les réseaux sociaux

Se déconnecter

Essayez, de temps en temps, de vous déconnecter même si c’est l’espace de quelques heures ou quelques jours. Être constamment entourée d’embrouilles, de colère et d’insultes sur les réseaux sociaux me donne l’impression d’être dans une réunion de famille où ça dégénéré depuis des heures. Vous savez, ces engueulades à table, ces moments super gênants…


Afin de ne pas vous épuiser mentalement (et physiquement parfois), ressourcez-vous et faites des choses agréables. C’est le moment parfait pour lire un livre, tricoter, méditer, faire du poney. Bref, n’importe quoi loin des internets !

Se construire un espace safe

Pensez à suivre sur les réseaux sociaux des personnes positives et bienveillantes. Cela peut parfois sembler niais ces gens qui mettent des mots d’amour ou des citations inspirantes à presque chaque post mais ça fait tellement de bien ! Si cela fonctionne pour vous, allez-y !

Je trouve ça reposant et requinquant (toi aussi, place des mots que plus personne n’utilise) de voir des filles raconter leur périple à la mer avec des jolies photos. C’est simple et efficace.

Faire le tri

Depuis combien de temps n’avez-vous pas fait de tri dans vos abonnements, vos amis, etc sur les réseaux sociaux ? J’essaye de le faire régulièrement et du coup, c’est probablement la chose la mieux rangée dans mes affaires 😀 .

L’année dernière, je me suis abonnée aux pages Facebook du Monde et du Courrier International entre autres. Mon objectif était de suivre facilement et régulièrement les actualités puisque je ne lis pas la presse ni ne regarde les journaux télévisés. Au bout de plusieurs mois, j’ai tout quitté. Impossible de supporter les commentaires nauséabonds qui affluaient à chaque post. Même sans les lire, il me sautait aux yeux.

Certain•es suppportent très bien : mon amoureux lit le Figaro sur son smartphone juste pour rire des commentaires. Personnellement, j’ai envie de partir en guerre à chaque fois et je lui ai interdit de me les lire ou de m’en parler (particulièrement au moment où j’essaye de m’endormir). Je n’ai pas besoin de personnes racistes, homophobes et sexistes dans ma maison et ma tête.

Un peu de motivation pour lundi ? // Some motivation for monday ? #fuckyourbadvibes

Une photo publiée par Jessica (@jessica_bensaid) le

 

Dans un autre genre, faites bien attention aux réseaux sociaux que vous choisissez ! J’adore Twitter, j’y apprends beaucoup et je m’y amuse énormément mais je sais aussi que c’est là-dessus que j’ai le plus de risque de m’énerver. Cependant, je ne vais pas fermer mon compte car j’en ai besoin.

Réfléchissez-bien : si le contenu d’un réseau vous fait du mal, demandez-vous si vous en avez besoin. Je connais beaucoup de personnes qui ont quitté Facebook car elles ne supportaient pas ce qu’il s’y passait et se sont rendues compte qu’elles n’avaient pas d’intérêt à y être.

Quels sont vos réseaux sociaux safe ? Click To Tweet

Si vous en avez envie, pourquoi ne pas vous orienter vers des réseaux plus doux (oui doux, je mets ce que je veux) ? Je trouve que Snapchat est plus sécurisé et positif que d’autres par exemple. Vous pouvez aussi essayer Instagram ou Pinterest même si évidemment, vous n’y trouverez pas les mêmes choses que sur les diaboliques Twitter et Facebook.

Utilisez tous les outils à votre disposition

Et si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas vous déconnecter, il existe quelques astuces pour rendre votre navigation web un peu plus aisée et ce, pendant le temps que vous choisirez.

Sur Facebook, vous pouvez faire en sorte de ne plus suivre certaines personnes tout en restant ami•e avec elles. Cela permet de « purifier » votre timeline en évitant les incidents diplomatiques (« quoi, t’aimes plus ta mamie ? »).

Sur Twitter, n’hésitez pas à user des fonctions « mute » et « bloquer ». En ce moment, je me sens l’âme d’une Wonder Woman et je signale et bloque celleux dont les propos sont indécents. Vous pouvez aussi, le temps de vous restaurer, passer votre profil en privé.

Bloquer, muter, signaler : ces options qui rendent les réseaux sociaux plus zen Click To Tweet

Dernière astuce, pensez à couper les notifications en tout genre sur votre ordinateur et votre smartphone ! C’est souvent une source de stress ces petits trucs qui poppent 😉 alors quand le contenu est, en plus, pas très sympathique…

Quelque soit la méthode que vous choisirez, le plus important est votre bien-être. Les réseaux sociaux peuvent vraiment être destructeurs et le meilleur moyen de se protéger est de prendre les devants (ceci sonne comme un appel aux armes MAIS NON). Prenez soin de vous et n’ayez pas de scrupules si vous devez être moins sympa ou diplomate.

♥ Pour aller plus loin :

Et vous, vous arrive-t-il d’avoir envie de tout quitter et de vivre déconnecté•e ? Quelles sont vos astuces pour une utilisation zen des réseaux sociaux ?

 

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3 Comments

  • Reply
    AudreyM
    2 août 2016 at 15 h 50 min

    Merci pour cet article qui reflète tout à fait ma pensée! J’essaie aussi depuis quelques temps de changer mon rapport aux réseaux sociaux. Je me suis par exemple désabonnée aux pages des journaux en ligne, je n’en ai gardé très peu et je ne lis plus les commentaires. Avant j’avais tendance à lire les commentaires de certains articles et souvent je prenais part aux conversations, j’essayais de relever un peu le débat, d’argumenter… Et bien souvent ça me mettait en rage. J’en pouvais plus d’essayer de discuter avec de parfaits inconnus qui tenaient des propos racistes, obscènes, essayer de démonter leurs déclarations encensées sur des sujets de société. Au bout d’un moment j’ai réalisé que lire ces commentaires ne me faisait pas de bien, je n’apprenais rien, ça ne me montrait que les facettes nauséabonde de l’humanité. Alors moi aussi je me suis désabonnée de certaines pages, bloqué certaines personnes (tu sais, les vieux copains de collège que tu n’as pas revu depuis 15 ans mais que tu as quand même accepté sur Facebook et qui publient régulièrement de la merde issues de pages obscures d’extrême-droite). Et ça va nettement mieux.

    J’ai cessé aussi de trop me dévoiler sur Facebook, de moins partager mes coups de gueule, mes moments difficiles…j’y repense par exemple quand je revois ce que j’ai pu publier grâce aux « souvenirs » de Facebook. Il y a quelques années j’étais insomniaque, je le vivais très mal et souvent quand je ne dormais pas et que j’avais envie de me jeter par la fenêtre, je l’exprimais sur Facebook. A quoi bon? Est-ce que ça intéresse quelqu’un, et est-ce que c’est cette image anxiogène que j’ai envie de donner de moi? J’essaie désormais de ne pas poster de choses trop personnelles. Ou alors ça sera sur des sujets plus légers.

    J’utilise Facebook et Twitter différemment : Facebook pour le privé et Twitter plutôt pour le pro. J’hésite souvent à me créer un compte Twitter privé, mais justement j’ai peur de m’y exposer et tout simplement de prendre trop à coeur ce que je pourrais voir en suivant d’autres comptes plus personnels. J’essaie au maximum de faire en sorte d’utiliser ces réseaux comme des outils d’information, comme des lieux de détente, de convivialité. Et surtout de les utiliser au maximum avec sérénité.

    • Reply
      Jessica
      9 août 2016 at 15 h 38 min

      Oui, je me souviens que souvent je voyais tes commentaires sur des pages type 20 minutes. Tu répondais à des personnes à l’esprit un peu…obtus et j’étais époustouflée par ton calme et tes arguments ! Pour celleux qui postent des trucs issus de pages nauséabondes, à l’exception que ça vient de ma famille.
      Et je comprends pour Twitter : y a deux trucs qui m’éclatent sur ce réseau, c’est son potentiel de fun avec toutes les blagues et les tweets très drôles et les informations que tu y trouves. Mais c’est aussi celui où je me prends le plus souvent la tête. Encore hier avec une islamophobe qui s’assumait pas. J’ai tenté d’être cordiale mais au bout d’un moment, j’avais envie de la clasher. Je suis juste partie et j’ai pensé « elle croit peut-être avoir le dernier mot » puis « on s’en fout ». C’est vraiment exacerbé sur ce réseau mais c’est aussi sa force.

  • Reply
    1 an de Fuck your bad vibes : le bilan - Fuck your bad vibes
    1 septembre 2016 at 9 h 43 min

    […] cultures. Pour moi, ces découvertes ont toujours été une source de joie intense ! Ce n’est pas toujours facile car les sujets sont assez violents mais je sens plus […]

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