Stress : 5 déclencheurs que l’on ignore

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Nous sommes tous•tes touché•es par le stress à un moment de notre vie, chacun pour des raisons différentes et surtout, nous n’y réagissons pas de la même manière. Chez moi, le stress se rappelle à moi par des symptômes fort sympathiques comme des douleurs plus ou moins violentes aux intestins. Ces douleurs m’ont amenée à consulter il y a quelques années comme je l’expliquais ici un gastro-entérologue. J’ai appris donc que c’était bien le stress qui provoquait ces douleurs et que j’avais aussi une petite gastrite.

Aujourd’hui, je gère beaucoup mieux car ces douleurs se font très rares. Cependant, j’essaye de rester à l’écoute, au quotidien, de la façon dont mon stress apparaît et surtout ce qui peut le déclencher. Pour cela, je dois me rendre compte de mes émotions et de les analyser. C’est bien bon d’être stressée ou angoissée mais pourquoi le suis-je ?

Je n’ai pas de recette magique pour ne pas être stressé•e et si c’était le cas, je la garderais secrète et la vendrais des millions ah ah ah. Ce qui m’a aidée, c’est sûrement le yoga et la pleine conscience : je fais en sorte d’être à l’écoute de mon corps et de sensations. Par exemple, quand je suis énervée, je ressens des sortes de vibrations dans le buste. Le fait de se concentrer sur ses sensations permet de prendre du recul sur l’objet de notre énervement.

Il y a aussi des situations qui provoquent du stress. Ce sont généralement des contextes très personnels même si certains semblent universels comme passer un examen ou devoir parler devant un public. Prenez le temps d’identifier ce qui vous stresse à coup sûr.

Je partage avec vous quelques « découvertes » (bon, je ne suis pas Einstein non plus) et sur ces déclencheurs de stress qui font partie de la vie quotidienne et que l’on a tendance à ignorer.

{ 1 } Être disponible tout le temps

J’ai une très mauvaise habitude que les recruteurs adorent : je suis quelqu’un de volontaire et je ne dis jamais non si on me demande de l’aide (sauf si je ne sais pas faire). Je me retrouve donc à arrêter ce que je fais et à donner des coups de main à droite et à gauche. Chez moi, j’arrête aussi mon activité si on me demande de ramener un objet plutôt que de faire patienter la personne, juste le temps de finir.

C’est chouette quand les gens vous disent que vous êtes une personne « qui aide tout le temps ». Mais à force de m’éparpiller pour rendre service, je finis par m’étioler. Je dois rattraper mon retard sur mon travail et je perds aussi la concentration que j’avais. Imaginez si vous étiez dérangé•e toutes les demi-heure pour faire autre chose que votre activité.

De temps en temps, dites non quand on vous demande de l’aide si ça n’est pas le bon moment. Par exemple, vous faites du yoga et votre amoureux•se vous parle, parle, parle (cet exemple est totalement pris au hasard 🙂 ). Dites à la personne que vous êtes occupé•e et que vous reviendrez vers elle plus tard.

Il faut apprendre à ne pas être trop disponible. Click To Tweet

J’ai récemment demandé à mon compagnon d’arrêter de me solliciter sans arrêt quand je fais quelque chose et de me laisser finir. Tout simplement parce que ça me stresse et que j’oublie très souvent ce que j’étais en train de faire avant. Sauvegardez votre mémoire et concentrez-vous sur ce que vous faites à l’instant présent !

{ 2 } Être multitâche

Quand j’étais plus jeune, j’étais super fière d’être une fille parce qu’on disait que les femmes pouvaient faire plusieurs choses à la fois et les hommes non. J’avais l’impression d’être une super héroïne. En grandissant, comme tous•tes, je regardais la télévision tout en scrollant et discutant avec une personne. Je le fais toujours même si j’essaye de lever le pied. Parce qu’avec l’âge, je me suis rendue compte que j’oubliais parfois pourquoi j’étais venue dans telle pièce, que j’avais un truc sur le feu ou je me sentais mentalement fatiguée et déconcentrée. Étant donné que je ne suis pas atteinte d’Alzheimer précoce, j’en ai déduis que faire plusieurs trucs en même = mauvaise idée.

 

Le multitâche, c'est mal

 

Par la suite, j’ai appris que non, les femmes ne sont pas plus multitâches que les hommes et surtout que personne ne l’est ! Une étude récente a démontré que lorsque l’on fait deux activités, notre cerveau fait beaucoup plus d’efforts et que finalement, les deux tâches sont bâclées (alors imaginez quand on en fait plus que deux à la fois).

Au lieu d’épuiser votre cerveau et votre corps, concentrez vous sur une seule activité à la fois. Vous profitez beaucoup plus de votre série préférée si vous ne lisez pas votre timeline Twitter.

{ 3 } Le bruit

C’est un déclencheur de stress dont je n’ai eu conscience que très récemment. Je sais très bien que je déteste mes voisins dès qu’ils font du bruit. Mais je n’avais jamais remarqué à quel point notre quotidien est horriblement bruyant : klaxons, sirènes d’ambulances, voisins qui parlent fort, talons qui claquent et surtout sonneries et notifications en tout genre.

Notre quotidien est plein de bruits : n'en rajoutez pas ! Click To Tweet

Il n’y a de rien de pire qu’une notification pour les réseaux sociaux : cela nous force à vivre dans un environnement où le silence est banni, à être disponible (point n°1) car nous nous jetons souvent sur le téléphone pour voir ce que c’est et enfin à être multitâche (point n°2) car pourquoi arrêter le film si regarder sa notification prend 5 secondes.

Entre les notifications de Facebook et compagnie et les sonneries des appareils ménagers, je ne savais plus où donner de la tête ! Parfois, je n’arrive plus à distinguer quel appareil sonne et je me retrouve à tourner en rond dans ma cuisine :

Pourquoi ma théière sonne ? Je n’ai pas fait de thé…Ah non, c’est la machine à laver qui a fini !

Si je ne peux rien faire pour le bip du micro-ondes ou de ma théière (et oui, j’ai une théière qui sonne, ça n’a rien de bizarre), je peux en revanche agir concernant les notifications. Fin décembre 2016, j’ai dis non à toutes les notifications en provenance des réseaux sociaux. Plus de Facebook qui m’interpelle pour me dire que Machin a liké telle page (en plus, je m’en fous) ou que Twitter me suggère de suivre Christine Boutin (NOPE). Je n’ai laissé que les sonneries pour le téléphone, les SMS et les mails (comme j’utilise Gmail, il n’y a que les mails importants qui sont notifiés). Laissez-moi vous dire que ça va beaucoup mieux.

Je n’ai, en revanche, pas encore trouvé de truc pour le chat qui miaule SANS ARRÊT.

{ 4 } Les réseaux sociaux

Depuis que j’ai coupé les notifications, je passe beaucoup moins de temps sur les réseaux sociaux. Je me sens plus apaisée. Les jours où je cède à la tentation de regarder Twitter ou autre un peu trop longtemps, je suis fébrile et parfois énervée. Et ce, même si je suis des personnes formidables.

 

Twitter et le stress

 

Je sais qu’il faut que je passe moins de temps à scroller du virtuel. C’est ce que je fais depuis quelques temps et je suis plus productive. Bref, que du bénéf’ pour l’instant.

{ 5 } Vouloir tout contrôler

Pour finir, je partage avec vous ma dernière découverte (qui date de deux jours ah ah) : je suis une maniaque du contrôle. Enfin parfois.

Quand mon compagnon ne fait pas exactement ce que j’avais en tête, ça me stresse et ça m’énerve. Je me rends bien compte que ça prend des proportions ridicules comme « Il m’empêche d’accéder à la poubelle parce qu’il fait la vaisselle. Je suis obligée de patiente 30 secondes, c’est HORRIBLE ». Ou « On n’a pas pris le même chemin que d’habitude pour aller à tel endroit ». Ou encore « Les tables ne sont pas rangées comme d’habitude ».

Je stresse sur des petits détails qui n’ont aucune importance et surtout aucun impact sur ma vie. Je crois qu’il est temps que j’apprenne à lâcher-prise.

 

♥ Pour aller plus loin :

Êtes-vous sujet•te au stress ? Qu’est-ce qui le provoque ? Quels sont vos conseils ?

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2 Comments

  • Reply
    Navet Sauvage
    12 janvier 2017 at 10 h 15 min

    C’est très intéressant ce que tu dis sur le multitâche, on nous présente ça comme un super truc. On est la génération 36 onglets et ça « s’épuise » mentalement. Et puis je trouve que c’est un compliment à double tranchant pour « les femmes », du genre « ouais, vous êtes cap de faire 36 trucs en même temps, mais aucun n’est nickel contrairement aux hommes qui en font un et le font à fond en se concentrant ». Donc finalement, on valorise toujours la concentration (masculine) face à l’éparpillement (féminin)n indépendamment du nombre de tâches abattues. Quoi, comment ça je vais trop loin? 😉

    Et sinon comme toi, dans le genre petits stress du quotidien, c’est l’impératif de répondre aux messages envoyés par mes proches, et de répondre vite et bien. Ce que je fais presque toujours mais je déteste aussi être trop sollicitée, surtout quand on m’envoie 10 sms de suite (parce que mon phone ne fait pas de conversation, à chaque « envoi », j’ai un sms différent). Bonjour la sensation d’invasion.

    Pour les réseaux sociaux, j’essaie de me discipliner et de m’imposer la règle du non-stalkage, c’est à dire que je me contente de regarder les contacts que j’ai déjà, sans fouiner les amis d’amis (j’ai dit que j’essaie!). Parce qu’on regarde, on se compare, on se stresse à coup de « Machine en est là dans sa vie, et moi? Et si je faisais pas les bons trucs? Est-ce que je suis assez? Et pourquoi il ne… ». Et tout à coup on remet en question son compagnon, son couple, soi-même sur une publication lacunaire, on fantasme la vie des autres, on fantasme ce que devrait être la notre, on en oublie d’être reconnaissant pour les 95% de trucs qu’on aime chez l’autre ou dans nos vies et on monte en épingle ces 5 % restants.
    Sans parler de la médisance de bas étage que ça génère.

    Longue est la route! 🙂

  • Reply
    Audrey M.
    15 janvier 2017 at 20 h 38 min

    Apprendre à ne pas être disponible tout le temps, ça va souvent aussi avec le fait d’être multitâches. On donne trop souvent l’habitude, parfois à tort, de se rendre dispo pour n’importe quoi, quitte à abandonner ce qu’on est en train de faire. C’est aussi souvent source de stress chez moi. Et comme j’ai du mal à dire non, et qu’en même temps je déteste les situations conflictuelles, ça devient vite la grande confusion. Mais j’y travaille, et ça va nettement mieux avec les années 🙂
    Sinon j’ai aussi une très mauvaise habitude (qui pour moi n’est pas source de stress, mais pour les autres!) : je suis le parfait contraire de quelqu’un de ponctuel. L’heure ne me stresse pas, j’arrive à la bourre partout où je vais (sauf boulot et rendez-vous importants). Si quelqu’un me propose de passer chez lui mettons à 19h, tu peux être sûre que je me pointerais jamais avant 19h15, voire pire. Je ne le fais pas exprès, c’est juste que je trouve toujours des trucs à faire au moment de partir, comme si mon inconscient faisait n’importe quoi pour me mettre à la bourre partout et tout le temps. Heureusement mes amis sont prévenus et ont l’habitude de mon fonctionnement, mais je peux comprendre que ça soit chiant et j’essaie d’arranger ça. A l’inverse, je n’attends pas des gens qu’ils soient à l’heure non plus, si par exemple je propose de passer à 19h, j’espère bien que la personne ne se pointera pas à l’heure pile. Je fonctionne à la mexicaine pour ça, je suis vraiment très détendue niveau horaires, sans doute trop. Le pire c’est que cette mauvaise habitude déteint sur ceux qui me fréquentent au quotidien, même les gens normalement ponctuels deviennent comme moi à force haha…
    Pour ce qui est des réseaux sociaux, je stalke assez peu finalement. Ça n’apporte rien de bon je crois, c’est humain, mais se comparer, chercher à savoir ce que deviennent des gens à qui on ne parlera jamais dans la vie… a t-on vraiment besoin de ça? J’ai bloqué depuis bien longtemps par exemple mon ex, mes anciens amis, tous ceux qui me rappellent cette partie de ma vie. Comme ça même si j’avais envie de voir ce qu’ils deviennent, je n’aurais pas accès à leurs profils, ni eux au mien, et c’est très bien ainsi. J’ai aussi largement cessé de commenter des pages d’actualité sur Facebook. J’ai cessé de suivre plusieurs pages pour ces raisons, j’ai arrêté de prendre part à des débats avec d’autres internautes car ça me stressait beaucoup trop pour rien. Mais on lit un paquet de merde sur Facebook, difficile de ne pas réagir parfois. J’ai viré de mes contacts tous ceux qui commentaient ou partageaient trop d’intox ou des articles pro FN. Ça m’agaçait trop. J’ai beau essayé d’être tolérante et d’écouter tous les points de vue, j’ai aussi mes limites.
    Pour se sentir bien au quotidien je pense qu’il ne faut pas oublier d’être bienveillant envers soi-même, en essayant d’éliminer au maximum tout ce qui pourrait être déclencheur de stress, et ça passe aussi par toutes les informations qu’on peut recevoir au quotidien. Et ça va certainement avec le lâcher prise. 🙂

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